1. L’utilisation du règne minéral

Vous puisez dans le règne minéral les substrats de vos besoins. Votre créativité les transforme, ajoute beauté et qualité. Vos habitations, vos meubles, vos voitures, vos objets sont extraits du règne minéral. L’humanité progresse en transformant la matière. Elle en capte les lois qui s’étendent à l’Univers.

Ces minerais émanent de la Terre qui offre un peu de son corps. À sa surface, les ressources sont puisées ; à sa surface, vous vivez ; à sa surface, vous êtes assignés ; là est votre terrain de jeu… Assez loin du soleil et du cœur de la Terre, vous jouez à apprendre la vie et ses lois…

Si le globe est perçu comme le corps d’un Être conscient Logoïque, vous récoltez un peu de sa peau surfacique. Ce « grattage en surface » est sans effet sur la conscience de la Terre en regard des dimensions du globe.

La Terre généreuse offre la glaise de vos poteries pour l’artiste-humain. Car l’humain est avant tout créateur.

Il est juste d’affirmer : « j’ai le droit à cette glaise. Elle m’est offerte par la Terre ». Vos créations matérielles, vous les possédez l’espace d’une vie, car tout est redonné à la Terre en dernier ressort. Vos possessions ne sont que provisoires.

Même votre corps est redonné dans son entièreté au globe lorsque l’âme consciente quitte son véhicule. D’un certain point de vue, votre corps est la glaise de votre âme consciente.

Il serait injuste que votre corps soit tué et votre âme expulsée sans votre accord profond.

2 – L’utilisation du règne végétal

 
Votre nourriture est puisée dans le règne végétal. Ces végétaux émanent de la Terre qui impulse la vie. Dans certaines traditions, on associe un Esprit aux arbres. Une conscience, vivant sous d’autres rivages, impulse son énergie dans une essence d’arbres par exemple. Il y a l’Esprit du chêne, de l’érable, de l’ail ou du chou-fleur. Cette conscience en arrière-plan trouve ainsi contact avec notre monde terrestre. Elle y inscrit de la qualité et de la beauté. La Nature est !

Chaque arbre reste inconscient dans le sens qu’il ne peut exprimer un moi. Dans ces traditions, lors de la cueillette, on remercie la Terre et l’Esprit adombrant de cette offrande.

Pour l’Occidental habitué à la sphère mentale, tout ceci reste théorique. Il préfère l’essence d’un arbre à la notion d’Esprit adombrant. Cette différence de point de vue est sans importance.

L’Esprit, ou l’espèce offrent un peu de son corps. En son sein les ressources sont puisées et la nourriture produite. Nulle conscience n’est éjectée lorsque les légumes sont arrachés.

Il est juste d’affirmer : « j’ai le droit à la nourriture végétale. Elle m’est offerte par la Terre et les Esprits des espèces ». Je leur rends gratitude.

Vos créations culinaires, vous les possédez l’espace d’un repas, car tout est redonné à la Terre en dernier ressort. Cette possession est de nouveau transitoire, mais indispensable au corps.

Le corps a ses lois et besoins. Se respecter dans ses besoins, c’est aussi respecter la vie qui vous traverse et ce besoin de croquer la vie végétale.

3 – Le règne animal


Dans les règnes minéral et végétal, les consciences de la Terre et des Esprits restent éloignées de la conscience humaine. La souffrance du minerai devenant aluminium, ou de la pomme de terre devenant purée, ne semble pas crédible. Nulle innervation, d’où s’écoulerait une conscience, n’est présente dans ces deux premiers règnes. Ils forment l’habitat naturel pour votre corps humain qui y puise sa subsistance.

La conscience de l’animal est très rapprochée de celle de l’humain. Mais qu’est-ce donc que la conscience ? Cette curieuse aptitude à interagir avec l’environnement et à exprimer une vie intérieure. L’animal en est-il non doté ?

Cette vache qui meugle pendant des heures, car on lui a pris son veau naissant, n’est-ce pas la marque de la conscience ? Doit-on dresser une liste des états de conscience de l’animal à des fins de justification. Et continuer un débat sans fin…

Accepter l’âme animale, ce n’est pas s’obliger à devenir végétarien, c’est reconnaitre l’idée que la mort de l’animal entraine l’expulsion de cette conscience du corps.

Il est vrai que les animaux se mangent entre eux. Ce qui démontre aussi votre animalité. L’humain doit se dégager de son animalité pour s’extraire du règne animal. Extrait et se retournant vers le règne animal, il en devient le grand frère. Les animaux deviennent les petits frères…

5 – Le cinquième règne

 

Il y a longtemps, l’humain sortait du règne animal et devenait pensant et capable de dire Moi et les autres. Il resta aussi une part d’animalité en lui qu’il faut juste assumer. S’en extraire, c’est créer un mouvement d’avance des mondes. Qui sait si le chien ou le cheval domestiqués ne seront pas les humains de demain, lorsque les humains d’aujourd’hui quitteront leur animalité. Avancer, c’est aussi laisser la place. C’est aussi cela le début du cinquième règne ?

La loi qui reconnaitra une âme, même enfantine à l’animal, n’est pas rédigée. Il vous appartient de l’inscrire d’abord en vous avant qu’elle ne soit extériorisée dans vos lois. La loi est toujours en retard sur les consciences. Elle ne fait que prendre acte d’une modification notable de la population.

Même enfantine, une âme reste une âme. Son corps est sa propriété. Une chose n’est pas animée par une conscience. On a le droit aux choses. A-t-on le droit à quelqu’un ?

aurimetrie.info – 11/11/2018